بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte Ijmāʿ N°3

انْقِرَاضُ الْعَصْرِ

Faut-il attendre la mort de tous les mujtahids ? · Subkī vs Aḥmad, Ibn Fūrak et Sulaym al-Rāzī · Le retour d'avis, le nouveau mujtahid, la durée

Les mujtahids d'une époque viennent de s'accorder. L'ijmāʿ est-il conclu à l'instant même — ou reste-t-il suspendu tant que l'un d'eux respire et peut encore changer d'avis ? C'est la masʾala de l'inqirāḍ al-ʿaṣr, l'« extinction de la génération ». Subkī tranche net : « l'extinction de l'époque n'est pas une condition » — et al-Zarkashī précise que c'est l'avis des muḥaqqiqūn. En face : Aḥmad b. Ḥanbal, suivi chez les Shāfiʿites par Ibn Fūrak et Sulaym al-Rāzī. L'enjeu est très concret : si l'inqirāḍ n'est pas requis, celui qui revient sur son avis après l'accord trouve l'ijmāʿ dressé contre lui ; et le jeune mujtahid qui émerge après l'accord ne peut plus le défaire. La masʾala se ramifie : extinction de tous, de la majorité, ou des seuls savants ? condition propre au sukūtī ? aux questions irréversibles ? Et faut-il, en plus, une longue durée ? — Imām al-Ḥaramayn l'exige pour l'ijmāʿ fondé sur le ẓann.

وَأَنَّ انْقِرَاضَ الْعَصْرِ لَا يُشْتَرَطُ، وَخَالَفَ أَحْمَدُ وَابْنُ فُورَكٍ وَسُلَيْمٌ فَشَرَطُوا انْقِرَاضَ كُلِّهِمْ أَوْ غَالِبِهِمْ أَوْ عُلَمَائِهِمْ، أَقْوَالُ اعْتِبَارِ الْعَامِّيِّ وَالنَّادِرِ، وَقِيلَ : يُشْتَرَطُ فِي السُّكُوتِيِّ، وَقِيلَ : إِنْ كَانَ فِيهِ مُهْلَةٌ، وَقِيلَ : إِنْ بَقِيَ مِنْهُمْ كَثِيرٌ. وَأَنَّهُ لَا يُشْتَرَطُ تَمَادِي الزَّمَنِ، وَشَرَطَهُ إِمَامُ الْحَرَمَيْنِ فِي الظَّنِّيِّ

« Et que l'extinction de l'époque n'est pas une condition — Aḥmad, Ibn Fūrak et Sulaym ont divergé et exigé l'extinction de tous, ou de la majorité, ou de leurs savants : positions calquées sur celles relatives au ʿāmmī et à l'avis isolé. On a dit aussi : elle est requise dans le sukūtī ; ou bien : si la question souffre un délai ; ou bien : s'il reste d'eux un grand nombre. Et que la longue durée n'est pas requise — Imām al-Ḥaramayn l'a exigée pour [l'ijmāʿ] fondé sur le ẓann. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Kitāb al-Ijmāʿ (inqirāḍ al-ʿaṣr) · Tashnīf al-Masāmiʿ pp. 281-284

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Pourquoi cette masʾala est un nœud du chapitre

L'inqirāḍ al-ʿaṣr est la masʾala dont dépendent plusieurs autres. Carte 1, on a vu que le qayd fī ʿaṣr de la définition annonce ce débat. Carte 6, on verra qu'un avis entier sur le sukūtī (celui d'al-Bandanījī, choisi par al-Āmidī) en fait une condition propre au consensus silencieux. Et la question du tābiʿī devenu mujtahid après l'accord des Ṣaḥāba se règle entièrement par elle : si l'on exige l'inqirāḍ, l'ijmāʿ n'était pas encore scellé quand il a émergé — son désaccord compte ; si on ne l'exige pas, l'ijmāʿ était clos — il n'a plus voix au chapitre, « comme celui qui embrasse l'islam après la conclusion de l'ijmāʿ » (al-Ghazālī, Ibn al-Samʿānī). Derrière l'apparente technicité, un choix de fond : l'ijmāʿ est-il un événement daté qui scelle le droit à l'instant de l'accord, ou un état qui doit durer jusqu'à devenir irréversible ? Subkī choisit l'événement ; Aḥmad et les siens, l'état.

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Vocabulaire essentiel

انْقِرَاضُ الْعَصْر inqirāḍ al-ʿaṣr
« Extinction de la génération » : la mort de tous les mujtahids qui ont participé à l'accord.
رُجُوع rujūʿ
« Rétractation ». Si l'inqirāḍ n'est pas requis, celui qui se rétracte après l'accord a l'ijmāʿ contre lui.
مُهْلَة muhla
« Délai ». Un avis n'exige pas l'inqirāḍ dans ce qui n'admet aucun délai ni rattrapage (sang versé, union charnelle).
تَمَادِي الزَّمَن tamādī al-zaman
« L'écoulement prolongé du temps ». Non requis selon Subkī ; requis par Imām al-Ḥaramayn pour l'ijmāʿ ẓannī.
تَابِعِيٌّ نَشَأَ بَعْدُ tābiʿī nashaʾa baʿd
Le mujtahid qui émerge après l'accord : son cas dépend tout entier de l'inqirāḍ.
1

La masʾala — l'accord scelle-t-il à l'instant ?

L'avis des muḥaqqiqūn contre celui d'Aḥmad
Pour Subkī et les vérificateurs, l'ijmāʿ est conclu dès l'accord, sans attendre la mort de quiconque ; Aḥmad, Ibn Fūrak et Sulaym exigent l'extinction.
Principe Inqirāḍ
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Les deux thèses de fond

  • Thèse 1 — pas de condition (Subkī, les muḥaqqiqūn) : dès que l'accord est constaté, l'ijmāʿ est une ḥujja, « même s'ils ne se sont pas éteints — au point que si l'un d'eux se rétracte, la preuve se dresse contre lui ». Argument : les preuves de la ʿiṣma visent l'accord de la umma, pas la mort de ses membres ; rien dans les textes ne suspend l'effet de l'accord.
  • Thèse 2 — l'inqirāḍ est requis (Aḥmad b. Ḥanbal, et chez les Shāfiʿites Ibn Fūrak et Sulaym al-Rāzī) : tant qu'un mujtahid vit, il peut revoir son ijtihād — l'accord reste précaire, révocable, donc non scellé. L'ijmāʿ ne devient irréversible qu'avec la disparition de ceux qui pourraient le défaire.
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Sharḥ al-Zarkashī — Tashnīf al-Masāmiʿ

Texte clé du commentaire
Le passage où Zarkashī hiérarchise les positions et fait le lien avec les masāʾil du ʿāmmī et de l'avis isolé.
Sharḥ Zarkashī
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Le passage du Tashnīf

عُلِمَ مِنْ قَوْلِهِ : فِي عَصْرٍ، أَنَّهُ لَا يُشْتَرَطُ فِي انْعِقَادِ الْإِجْمَاعِ انْقِرَاضُ عَصْرِ الْمُجْمِعِينَ، وَفِيهِ مَذَاهِبُ : أَصَحُّهَا عِنْدَ الْمُحَقِّقِينَ أَنَّهُ لَا يُشْتَرَطُ، بَلْ يَكُونُ اتِّفَاقُهُمْ حُجَّةً وَإِنْ لَمْ يَنْقَرِضُوا، حَتَّى لَوْ رَجَعَ بَعْضُهُمْ كَانَتِ الْحُجَّةُ عَلَيْهِ. وَالثَّانِي : يُشْتَرَطُ، وَهُوَ قَوْلُ أَحْمَدَ، وَاخْتَارَهُ ابْنُ فُورَكٍ وَسُلَيْمٌ الرَّازِيُّ مِنْ أَصْحَابِنَا.

Traduction : « On sait, de sa parole "en une époque", que l'extinction de l'époque des mujmiʿūn n'est pas une condition de la conclusion de l'ijmāʿ. Il y a là plusieurs positions. La plus correcte, chez les vérificateurs : elle n'est pas requise — leur accord est une ḥujja même s'ils ne se sont pas éteints, au point que si l'un d'eux se rétractait, la preuve serait contre lui. La deuxième : elle est requise — c'est la position d'Aḥmad, choisie par Ibn Fūrak et Sulaym al-Rāzī d'entre nos compagnons. »

La finesse du commentaire : des positions « indexées »

Zarkashī explique la formule sibylline du matn « aqwāl iʿtibār al-ʿāmmī wa-l-nādir » : chez ceux qui exigent l'inqirāḍ, les trois sous-variantes (tous / la majorité / les savants) ne sont pas arbitraires — elles recopient des positions vues ailleurs :

  • « Extinction de la majorité » : c'est l'avis de celui qui ne tient pas compte de l'opposant isolé (al-nādir, carte 5) — peu importe que survivent quelques individus sans poids
  • « Extinction des savants » : c'est l'avis de celui qui ne compte pas les ʿawāmm (carte 4) — seuls les mujtahids verrouillent ou déverrouillent l'accord
  • « Extinction de tous » : c'est l'avis de celui qui ne concède ni l'un ni l'autre
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Le tableau complet des positions

Cinq manières de conditionner
Non requis ; requis (3 variantes) ; requis pour le seul sukūtī ; requis sauf urgence irréversible ; requis s'il reste un grand nombre.
Madhāhib 5 positions
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Les cinq positions recensées par Zarkashī

  • (1) Non requis — l'aṣaḥḥ des muḥaqqiqūn, choix de Subkī.
  • (2) Requis — Aḥmad, Ibn Fūrak, Sulaym al-Rāzī ; avec les trois sous-variantes (tous / majorité / savants) indexées sur le ʿāmmī et le nādir.
  • (3) Requis pour le seul ijmāʿ sukūtī — à cause de sa faiblesse propre, contrairement au qawlī : avis d'al-Bandanījī, choisi par al-Āmidī. Tant que l'époque vit, le silence reste équivoque ; la mort de tous sans protestation lève l'équivoque.
  • (4) Conclu avant l'extinction dans ce qui n'admet pas de délai (mā lā muhlata fīh) et ne peut être rattrapé — l'exécution d'une personne, la licéité d'une union : rapporté par Ibn al-Samʿānī. Pour le reste, on attend.
  • (5) S'il ne reste des mujmiʿūn qu'un nombre inférieur au seuil du tawātur, leur survie ne compte plus et l'ijmāʿ est déclaré conclu — rapporté par al-Qāḍī [al-Bāqillānī].
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Première conséquence — le retour d'un avis

Law rajaʿa baʿḍuhum
Si l'inqirāḍ n'est pas requis, le mujtahid qui se rétracte après l'accord trouve l'ijmāʿ dressé contre lui.
Conséquence Rujūʿ
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Le test décisif des deux thèses

Un mujtahid a participé à l'accord ; des années plus tard, son ijtihād le porte ailleurs. Peut-il rouvrir la question ?

  • Si l'inqirāḍ n'est pas requis : non. L'ijmāʿ a été scellé à l'instant de l'accord ; sa rétractation est une mukhālafat al-ijmāʿ — « la ḥujja est contre lui » (kānat al-ḥujja ʿalayh). Son nouvel avis est irrecevable.
  • Si l'inqirāḍ est requis : oui. Tant que l'époque n'est pas éteinte, l'accord n'était qu'un état provisoire ; sa rétractation le dissout rétroactivement — il n'y a jamais eu d'ijmāʿ.
  • Enjeu de stabilité du droit : la thèse de Subkī protège la sécurité juridique — un consensus acquis ne peut être pris en otage par les revirements individuels ; la thèse d'Aḥmad protège la liberté de l'ijtihād jusqu'au bout de la vie du mujtahid.
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Deuxième conséquence — le mujtahid qui émerge après

Le tābiʿī et l'ijmāʿ des Ṣaḥāba
Présent au moment de l'accord, le tābiʿī mujtahid compte ; devenu mujtahid après, son cas suit le khilāf sur l'inqirāḍ.
Conséquence Tābiʿī
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Les deux temps du matn : « muʿtabar maʿahum, fa-in nashaʾa baʿd… »

  • Cas 1 — le tābiʿī est déjà mujtahid au moment de l'accord des Ṣaḥāba : il compte avec eux — « les preuves de l'ijmāʿ englobent tous [les mujtahids] » ; un ijmāʿ des Ṣaḥāba conclu malgré son désaccord n'est pas un ijmāʿ, contrairement à l'avis de certains. Beaucoup, dont al-Imām Fakhr al-Dīn [al-Rāzī], invoquent le fait que les Ṣaḥāba eux-mêmes admettaient la divergence des tābiʿīn et les consultaient : Anas — « interrogez al-Ḥasan » ; Ibn ʿAbbās, sur le vœu d'immoler son fils — « interrogez Masrūq » ; et le cas d'Abū Salama sur la ʿidda. Zarkashī nuance : ces faits prouvent l'admission du tābiʿī en cas de divergence des Ṣaḥāba, pas nécessairement quand ils sont unanimes.
  • Cas 2 — il devient mujtahid après l'accord : « son désaccord est construit sur la condition de l'inqirāḍ ». Si on exige l'extinction : l'ijmāʿ n'était pas scellé, son khilāf compte. Si on ne l'exige pas : il ne compte plus — al-Ghazālī et Ibn al-Samʿānī tranchent ainsi, « comme celui qui embrasse l'islam après la conclusion de l'ijmāʿ ».
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Tamādī al-zaman — le tafṣīl d'Imām al-Ḥaramayn

Faut-il en plus une longue durée ?
Subkī : non. Imām al-Ḥaramayn : oui pour l'ijmāʿ fondé sur le ẓann — il faut que le temps passe et que la question soit rebattue sans qu'un désaccord n'affleure.
Tafṣīl Ẓannī
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La distinction qaṭʿī / ẓannī appliquée à la durée

  • Ijmāʿ adossé à un fondement décisif (maqṭūʿ bih) : ni inqirāḍ ni longue durée — il est ḥujja dès sa formation, même pour Imām al-Ḥaramayn.
  • Ijmāʿ que les mujmiʿūn adossent au ẓann : l'Imām exige la ghalabat al-zaman : que le temps s'écoule, longuement, sans qu'aucun d'eux ne conçoive un désaccord — alors seulement il rejoint « la règle de l'ijmāʿ ». Al-Hindī précise la logique : s'ils mouraient aussitôt après leur accord conjectural, la ḥujja ne se serait pas stabilisée ; s'ils survivent après que la question a été rebattue (takarrur al-wāqiʿa) au long d'une durée étendue, elle l'est.
  • Condition supplémentaire de l'Imām (al-Burhān) : il faut que durant cette longue durée, l'évocation de la question et les débats à son sujet aient été dominants — s'ils ont tranché puis oublié la question au profit d'autres, l'écoulement du temps ne prouve rien.
  • Reproche de Zarkashī au matn : Subkī, en ne citant de l'Imām que « tamādī al-zaman », est incomplet : « il fallait dire aussi : et la répétition de la wāqiʿa » (wa-takarrur al-wāqiʿa). Ibn al-Ḥājib rapporte d'ailleurs la position de l'Imām autrement : l'inqirāḍ est requis si l'ijmāʿ procède d'un qiyās, non requis sinon.
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À retenir

5 principes essentiels
Clôture de la Famille A — la réalité de l'ijmāʿ est établie ; restent ses acteurs et sa valeur.
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  • L'inqirāḍ al-ʿaṣr n'est pas une condition : l'ijmāʿ est scellé à l'instant de l'accord (aṣaḥḥ des muḥaqqiqūn, tiré du qayd « fī ʿaṣr »)
  • En face : Aḥmad, Ibn Fūrak, Sulaym al-Rāzī — avec trois variantes (tous / majorité / savants) indexées sur les masāʾil du nādir et du ʿāmmī
  • Conséquence 1 : celui qui se rétracte après l'accord a la ḥujja contre lui
  • Conséquence 2 : le mujtahid qui émerge après l'accord (le tābiʿī) ne compte que si l'on exige l'inqirāḍ ; présent à l'accord, il compte toujours
  • Tamādī al-zaman non requis — sauf, pour Imām al-Ḥaramayn, dans l'ijmāʿ ẓannī : longue durée + répétition de la wāqiʿa (complément que Subkī aurait dû citer, note Zarkashī)
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Une question d'articulation — clôture de la Famille A.
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Question

« Un tābiʿī devient mujtahid trois ans après que les Ṣaḥāba se sont accordés sur une question, et il exprime un avis divergent. Son désaccord empêche-t-il l'ijmāʿ ? Montrez que la réponse dépend entièrement de la position adoptée sur l'inqirāḍ al-ʿaṣr — et précisez ce qu'il en serait s'il avait déjà été mujtahid au moment de l'accord. »

🧠 Grille mnémotechnique

1
RÈGLE
pas d'inqirāḍ
scellé à l'instant de l'accord
2
OPPOSANTS
Aḥmad, Ibn Fūrak, Sulaym
tous / majorité / savants
3
CONSÉQUENCES
rujūʿ · tābiʿī
la ḥujja contre le rétractant
4
DURÉE
tamādī al-zaman
Imām al-Ḥaramayn : requis dans le ẓannī