بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte N°27

الكَلَامُ فِي الأَزَلِ

La parole d'Allah dans l'éternité · Khiṭāb sans destinataire ? · Unité du kalām nafsī et diversification expressive

Le ḥukm a été défini (masʾala 4) comme khiṭāb Allāh — discours d'Allah. Mais selon les ashʿarites, la parole d'Allah (al-kalām al-nafsī) est un attribut éternel, antérieur à la création des destinataires. Comment cette parole peut-elle être khiṭāb alors qu'il n'y a personne à qui s'adresser ? Et comment peut-elle être tantôt amr, tantôt nahy, tantôt khabar, alors qu'elle est une dans l'éternité divine ? Cette masʾala — l'une des plus métaphysiques du livre — pose les fondations théologiques de toute la science : sans elle, on ne sait pas ce que veut dire que « Allah ordonne ». Al-Subkī rapporte deux positions discutées (« qīla… wa-qīla »), et le sharḥ tranche pour la majorité ashʿarite.

وَالكَلَامُ فِي الأَزَلِ قِيلَ: لَا يُسَمَّى خِطَابًا، وَقِيلَ: لَا يَتَنَوَّعُ.

« La parole dans l'éternité : on a dit qu'elle n'est pas appelée "discours" (khiṭāb), et on a dit qu'elle ne se diversifie pas (en types d'ordre, d'interdiction, etc.). »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Muqaddima, masʾala 27 (الكلام في الأزل)

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Comment l'éternel atteint le temporel

L'attribut de parole en Allah (al-kalām al-nafsī) est un et éternel : il ne change pas, ne se compose pas, ne se succède pas. Mais les humains, créés dans le temps, reçoivent de cette parole unique des amr, des nahy, des khabar, à travers des expressions verbales (kalām lafẓī) — l'arabe du Qurʾān, l'hébreu de la Torah, etc. La doctrine ashʿarite résout l'apparente contradiction par une distinction : la parole nafsī est essentiellement une (lā yatanawwaʿu fī dhātihā), mais elle se rapporte (tataʿallaqu) aux choses ordonnées, interdites, informées, par des relations multiples qui ne brisent pas son unité — comme l'ʿilm divin est un, mais se rapporte à une infinité d'objets connus. Le sharḥ tranche : « wa-l-aṣaḥḥ tanawwuʿuhu fī al-azal » — selon l'opinion la plus juste, la parole se diversifie dans l'éternité, par anticipation (tanzīl al-maʿdūm manzilat al-mawjūd) sur les destinataires à venir.

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Vocabulaire essentiel

الكَلَامal-kalām
La parole : attribut éternel d'Allah selon les ashʿarites, distinct de l'expression verbale qui le manifeste.
الأَزَلal-azal
L'éternité a parte ante : ce qui n'a pas de commencement. Opposé à al-abad (éternité sans fin).
الخِطَابal-khiṭāb
Discours adressé : parole orientée vers un destinataire (mukhāṭab). C'est le mot du ḥadd du ḥukm (masʾala 4).
الكَلَام النَّفْسِيّal-kalām al-nafsī
La parole intérieure : sens (maʿnā) qui subsiste éternellement en Allah, indépendant de toute langue et de toute lettre.
الكَلَام اللَّفْظِيّal-kalām al-lafẓī
La parole expressive : les mots et les sons (arabe du Qurʾān, hébreu de la Torah) qui manifestent dans le temps le kalām nafsī éternel.
المُخَاطَبal-mukhāṭab
Le destinataire du discours : celui à qui la parole est adressée. Sa présence (réelle ou anticipée) conditionne la qualification de khiṭāb.
التَّنَوُّعal-tanawwuʿ
La diversification : passage de l'un au multiple selon des types (anwāʿ) : amr, nahy, khabar…
الأَمْرal-amr
L'ordre : injonction de faire. Premier des types de la parole orientée.
النَّهْيal-nahy
L'interdiction : injonction de s'abstenir. Pendant négatif de l'amr.
الخَبَرal-khabar
L'information : énoncé qui rapporte un fait, susceptible de vrai et de faux. Troisième grand type avec amr et nahy.
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Le problème — kalām nafsī et destinataire absent

Tension entre éternité de l'attribut et création des destinataires
Selon les ashʿarites, la parole d'Allah est un attribut éternel. Mais dans l'éternité, il n'y a ni destinataire à qui parler, ni acte à ordonner ou interdire. Comment cette parole intemporelle se rapporte-t-elle aux catégories pratiques qu'on lui attribue dans le temps ?
ThéologieKalām nafsī

Trois données de base

  • La parole est éternelle : al-kalām al-nafsī est un attribut subsistant en Allah fī al-azal, sans commencement.
  • Les destinataires sont créés : Adam, les anges, les jinns, les humains — tous apparaissent dans le temps. Avant la création, il n'existe que Allah.
  • Les actes sont contingents : il n'y a ni prière à ordonner, ni vol à interdire, dans l'éternité — les sujets de ces injonctions n'existent pas encore.

La double question

De ces trois données émergent deux interrogations conjointes :

  • (a) Cette parole éternelle peut-elle être appelée khiṭāb — discours adressé — alors qu'il n'y a aucun mukhāṭab ?
  • (b) Cette parole, qui est une en Allah, peut-elle être véritablement amr, nahy, khabar, alors que ces catégories supposent des objets multiples qui n'existent pas encore ?
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Position 1 — « lā yusammā khiṭāban »

Pas de discours sans destinataire
Première opinion rapportée par al-Subkī : la parole éternelle n'est pas appelée khiṭāb, parce que le concept de discours suppose un destinataire — et il n'y a pas de mukhāṭab dans l'éternité.
Position 1Khiṭāb

Argument des tenants

Le sharḥ explicite : « al-kalām al-nafsī fī al-azal qīla : lā yusammā khiṭāban li-ʿadami man yukhāṭabu bihi idh dhāka » — la parole nafsī dans l'éternité, on a dit qu'elle n'est pas appelée khiṭāb à cause de l'absence de quelqu'un à qui elle serait adressée à ce moment-là. Le raisonnement est conceptuel :

  • Le mot khiṭāb contient en lui-même la relation à un mukhāṭab.
  • Pas de relation sans les deux termes.
  • Donc dans l'éternité, où le mukhāṭab manque, le mot khiṭāb ne s'applique pas véritablement.

Quand devient-il khiṭāb ?

Le sharḥ poursuit : « wa-innamā tusammā khiṭāban ḥaqīqatan fīmā lā yazālu ʿinda wujūdi man yukhāṭabu bihi wa-ismāʿihi iyyāhu » — elle n'est appelée khiṭāb au sens propre que fīmā lā yazāl (dans le devenir continu), lorsqu'apparaît le destinataire et qu'elle lui est fait entendre — soit par l'expression verbale (bi-l-lafẓ), comme le Qurʾān, soit sans expression (bilā lafẓ), comme la parole adressée à Mūsā ﷺ selon le choix d'al-Ghazālī.

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Position 2 — « lā yatanawwaʿu »

L'unité de l'attribut
Seconde opinion rapportée : la parole éternelle ne se diversifie pas en types (amr, nahy, khabar). Pourquoi ? Parce que ces types supposent des destinataires et des objets distincts — et ils n'existent pas encore. Dans l'éternité, la parole reste « al-mushtarak bayna hādhihi » : le tronc commun indifférencié.
Position 2Tanawwuʿ

Argument des tenants

Le sharḥ explicite : « wa-l-kalām al-nafsī fī al-azal qīla : lā yatanawwaʿu ilā amr wa-nahy wa-khabar wa-ghayrihā li-ʿadami man yataʿallaqu bihi hādhihi al-ashyāʾ idh dhāka » — la parole nafsī dans l'éternité, on a dit qu'elle ne se diversifie pas en ordre, interdiction, information et autres, à cause de l'absence de ce sur quoi ces choses portent à ce moment-là. Le raisonnement est :

  • Un amr suppose un acte à faire et un agent à qui l'imposer.
  • Un nahy suppose un acte dont s'abstenir et un agent.
  • Un khabar suppose un fait à rapporter.
  • Tout cela manque dans l'éternité absolue.

L'attribut comme « tronc commun »

Le sharḥ continue : « wa-innamā yatanawwaʿu ilayhā fīmā lā yazālu ʿinda wujūdi man yataʿallaqu bihi, fa-takūnu hiya fī al-azal al-mushtarak bayna hādhihi » — elle ne se diversifie en ces types que dans le devenir, à l'apparition du sujet de la relation, et elle est, dans l'éternité, le tronc commun de tous ces types. Image : un fleuve unique qui ne se ramifie en bras qu'à son delta — au-dessus, c'est une seule eau.

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La position majoritaire ashʿarite — l'aṣaḥḥ

Unité essentielle, diversification par les taʿalluqāt
Le sharḥ tranche pour la majorité : la parole éternelle est appelée khiṭāb au sens propre, et elle se diversifie en types — non pas en se brisant, mais par l'anticipation des relations à venir (tanzīl al-maʿdūm manzilat al-mawjūd).
AṣaḥḥJumhūr

Premier point — la parole est khiṭāb dans l'éternité

Le sharḥ : « wa-l-aṣaḥḥ annahu yusammā ḥaqīqatan bi-tanzīl al-maʿdūm alladhī sa-yūjadu manzilat al-mawjūd »l'opinion la plus juste est qu'elle est appelée khiṭāb au sens propre, par anticipation : on traite l'inexistant qui adviendra comme s'il existait déjà. C'est le même mécanisme métaphysique que la masʾala 10 (taʿalluq al-amr bi-al-maʿdūm) : la parole éternelle « vise » déjà ses destinataires futurs.

Deuxième point — la parole se diversifie dans l'éternité

Le sharḥ : « wa-l-aṣaḥḥ tanawwuʿuhu fī al-azal ilayhā bi-tanzīl al-maʿdūm alladhī sa-yūjadu manzilat al-mawjūd »elle se diversifie déjà en types (amr, nahy, khabar) dans l'éternité, par la même anticipation. La parole, étant une en essence, accueille en elle-même les relations (taʿalluqāt) à ce qui sera ordonné, interdit, informé.

Le mécanisme : ṣifa wāḥida bi-taʿalluqāt mukhtalifa

Le sharḥ donne la clé : « kamā anna tanawwuʿahu ilayhā ʿalā al-thānī bi-ḥasab al-taʿalluqāt… li-kawnihi ṣifatan wāḥidatan ka-l-ʿilm wa-ghayrihi min al-ṣifāt » — sa diversification est par les relations, parce qu'il est un attribut un — comme l'ʿilm et les autres attributs. De même que la science divine est une mais se rapporte à une infinité d'objets connus (passés, présents, futurs, possibles), la parole divine est une mais se rapporte à des objets divers : ce dont elle exige la réalisation devient amr, ce dont elle exige l'abstention devient nahy, ce qu'elle rapporte devient khabar.

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Lien avec masʾala 4 et masʾala 10

Architecture théologique de l'uṣūl
Cette masʾala n'est pas isolée : elle est la fondation métaphysique qui permet de comprendre le ḥadd du ḥukm (masʾala 4) et la doctrine du taʿalluq bi-al-maʿdūm (masʾala 10). Trois masāʾil, une seule architecture.
ArchitectureRéseau

Masʾala 4 — le ḥukm comme khiṭāb Allāh

Al-Subkī avait défini le ḥukm comme khiṭāb Allāh al-nafsī al-azalī — la parole éternelle d'Allah. Le sharḥ de cette masʾala précisait déjà : « al-musammā fī al-azal khiṭāban ḥaqīqatan ʿalā al-aṣaḥḥ, kamā sa-yaʾtī » — « nommée khiṭāb au sens propre dès l'éternité, selon l'opinion la plus juste, comme cela viendra ». La masʾala 27 est ce « comme cela viendra ». Elle justifie rétrospectivement le choix terminologique de la masʾala 4.

Masʾala 10 — taʿalluq al-amr bi-al-maʿdūm

Dans la masʾala 10, al-Subkī affirme que « al-amr al-nafsī al-azalī yataʿallaqu bi-al-maʿdūm taʿalluqan maʿnawiyyan » — l'ordre éternel se rapporte à l'inexistant de façon "sémantique" (maʿnawī), non actualisée (tanjīzī). La masʾala 27 fournit le cadre général dont la masʾala 10 est un cas particulier : si la parole éternelle est globalement orientée vers ses destinataires futurs (carte 27), alors chacun de ses types (amr, nahy…) hérite de la même structure (carte 10).

Une cohérence d'ensemble

  • Carte 4 pose le mot : khiṭāb.
  • Carte 10 applique le mot à un type particulier : l'amr et son rapport à l'inexistant.
  • Carte 27 donne la métaphysique d'arrière-plan : comment la parole éternelle s'attache au temps.
  • Lien transversal avec la carte 25 (al-ʿilm muktasab) : autre nœud épistémologique du système ashʿarite.
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Texte du matn — الكلام في الأزل

Source primaire + sharḥ Badr al-Ṭāliʿ
Le matn rapporte deux positions discutées ; le sharḥ développe et tranche pour la position majoritaire.
MatnSubkī

Texte du matn

وَالكَلَامُ فِي الأَزَلِ قِيلَ: لَا يُسَمَّى خِطَابًا، وَقِيلَ: لَا يَتَنَوَّعُ.

Détail du sharḥ — Badr al-Ṭāliʿ

Le sharḥ ouvre par la précision capitale que le « kalām » dont parle al-Subkī est le kalām nafsī, non l'expression verbale : « (wa-l-kalāmu) al-nafsī (fī al-azali qīla : lā yusammā khiṭāban) » — la parole nafsī, dans l'éternité, on a dit qu'elle n'est pas appelée khiṭāb.

Justification de la première position : « li-ʿadami man yukhāṭabu bihi idh dhāka »à cause de l'absence de quelqu'un à qui elle serait adressée à ce moment-là. Et son moment de qualification propre : « wa-innamā tusammā khiṭāban ḥaqīqatan fīmā lā yazālu ʿinda wujūdi man yukhāṭabu bihi wa-ismāʿihi iyyāhu : bi-l-lafẓ ka-l-Qurʾān, aw bilā lafẓ kamā rufiʿa li-Mūsā ʿalayhi al-ṣalātu wa-l-salām, kamā ikhtārahu al-Ghazālī khilāfan li-l-akthar » — elle n'est appelée khiṭāb au sens propre que fīmā lā yazāl, à l'apparition du destinataire et lorsqu'elle lui est faite entendre, soit par l'expression verbale (Qurʾān), soit sans expression (parole adressée à Mūsā ﷺ selon le choix d'al-Ghazālī, contre la majorité).

Le sharḥ donne ensuite la position majoritaire : « wa-l-aṣaḥḥ annahu yusammā ḥaqīqatan bi-tanzīl al-maʿdūm alladhī sa-yūjadu manzilat al-mawjūd » — l'opinion la plus juste est qu'elle est nommée khiṭāb au sens propre par anticipation de l'inexistant qui adviendra.

Pour la deuxième position : « (wa) al-kalām al-nafsī fī al-azal (qīla : lā yatanawwaʿu) ilā amr wa-nahy wa-khabar wa-ghayrihā li-ʿadami man yataʿallaqu bihi hādhihi al-ashyāʾu idh dhāka, wa-innamā yatanawwaʿu ilayhā fīmā lā yazālu ʿinda wujūdi man yataʿallaqu bihi, fa-takūnu hiya fī al-azal al-mushtarak bayna hādhihi » — elle est, dans l'éternité, le tronc commun de tous ces types.

Et la position majoritaire à nouveau : « wa-l-aṣaḥḥ tanawwuʿuhu fī al-azal ilayhā bi-tanzīl al-maʿdūm alladhī sa-yūjadu manzilat al-mawjūd »l'opinion la plus juste est qu'elle se diversifie déjà dans l'éternité, par anticipation.

Enfin, l'argument doctrinal de fond : « kamā anna tanawwuʿahu ilayhā ʿalā al-thānī bi-ḥasab al-taʿalluqāt… li-kawnihi ṣifatan wāḥidatan ka-l-ʿilm wa-ghayrihi min al-ṣifāt » — sa diversification est par les relations, parce qu'il est un attribut un, comme la science divine et les autres attributs.

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À retenir

5 principes essentiels
La métaphysique du khiṭāb d'Allah, en cinq points.
  • Le kalām dont parle la masʾala est le kalām nafsī : attribut éternel d'Allah, distinct du kalām lafẓī qui le manifeste dans le temps (arabe du Qurʾān, hébreu de la Torah…).
  • Première position discutée : la parole éternelle n'est pas appelée khiṭāb (faute de mukhāṭab) — elle ne le devient qu'fīmā lā yazāl, quand le destinataire existe.
  • Seconde position discutée : la parole éternelle ne se diversifie pas en amr, nahy, khabar — elle est l'al-mushtarak, le tronc commun indifférencié.
  • Position majoritaire (al-aṣaḥḥ) : la parole éternelle est khiṭāb et se diversifie déjà dans l'éternité, par anticipation des destinataires futurs (tanzīl al-maʿdūm manzilat al-mawjūd).
  • Le mécanisme : un attribut un peut accueillir des relations multiples sans se briser — exactement comme l'ʿilm divin est un mais connaît une infinité d'objets.
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Articuler les masāʾil 4, 10 et 27.

Question

« La masʾala 4 définit le ḥukm comme khiṭāb Allāh. La masʾala 10 affirme que l'amr éternel se rapporte à l'inexistant maʿnawiyyan. La masʾala 27 dit que la parole éternelle se diversifie en amr, nahy, khabar par anticipation. Reconstitue, en partant d'un cas concret — par exemple "la prière est obligatoire pour toi, ô Untel, qui n'es pas encore né" — comment ces trois masāʾil s'articulent pour rendre la phrase théologiquement intelligible. »

🧠 Grille mnémotechnique — la parole d'Allah à 4 niveaux

KALĀM NAFSĪ
الكَلَام النَّفْسِيّ
parole intérieure
Attribut éternel, un, sans lettre ni son
LAFẒĪ
اللَّفْظِيّ
parole expressive
Manifestation verbale dans le temps (Qurʾān, Torah…)
KHIṬĀB
الخِطَاب
discours adressé
La parole orientée vers un mukhāṭab (réel ou anticipé)
TANAWWUʿ
التَّنَوُّع
diversification
Amr / Nahy / Khabar — par les taʿalluqāt, sans briser l'unité