بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Carte N°38

الوَاجِبُ المُخَيَّرُ

L'obligatoire optionnel · Quand le shar' donne le choix · La nature de l'obligation disjonctive

Quand le Législateur dit : « Nourris dix pauvres, ou vêts-les, ou affranchis un esclave » (Coran 5:89), que est exactement obligatoire ? Le mukallaf accomplira l'un de ces trois actes — mais avant qu'il ne choisisse, l'obligation porte-t-elle sur un acte précis, sur tous, ou sur l'un d'entre eux sans détermination ? Cette masʾala est l'un des grands débats de la théorie de l'obligation : elle révèle qu'un wājib peut être disjonctif, c'est-à-dire un acte unique tiré d'un ensemble. Al-Subkī défend la position majoritaire des sunnites — wāḥid lā bi-ʿaynihi, un parmi plusieurs sans détermination — et présente trois positions adverses, dont celle des muʿtazilites qui refusent l'idée même d'une obligation indéterminée.

مَسْأَلَةٌ: الأَمْرُ بِوَاحِدٍ مِنْ أَشْيَاءَ يُوجِبُ وَاحِدًا لَا بِعَيْنِهِ، وَقِيلَ: الكُلُّ وَيَسْقُطُ بِوَاحِدٍ، وَقِيلَ: الوَاجِبُ مُعَيَّنٌ فَإِنْ فَعَلَ غَيْرَهُ سَقَطَ، وَقِيلَ: هُوَ مَا يَخْتَارُهُ المُكَلَّفُ. فَإِنْ فَعَلَ الكُلَّ: فَقِيلَ الوَاجِبُ أَعْلَاهَا، وَإِنْ تَرَكَهَا: فَقِيلَ يُعَاقَبُ عَلَى أَدْنَاهَا.

« Masʾala : L'ordre portant sur l'un parmi plusieurs obligateur un (acte), non déterminé (lā bi-ʿaynihi). On a dit aussi : tous, et l'obligation tombe par l'accomplissement d'un. On a dit : l'obligatoire est déterminé, mais s'il fait autre chose cela suffit. On a dit : c'est ce que choisit le mukallaf. S'il fait tous : on a dit : l'obligatoire est le plus élevé d'entre eux. S'il les délaisse tous : on a dit : il est puni pour le plus bas. »

Source : Jamʿ al-Jawāmiʿ — Tāj al-Dīn al-Subkī · Muqaddima, masʾala 38 (الواجب المخيّر)

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Une obligation à plusieurs visages

L'intuition naïve voudrait qu'un wājib soit toujours un acte unique précisément désigné : la prière de Ẓuhr, le jeûne de Ramadan, le pèlerinage de la Maison sacrée. Mais le Coran lui-même introduit une figure plus subtile : l'obligation disjonctive, où le shar' propose plusieurs voies équivalentes et laisse au mukallaf le choix de la voie qu'il empruntera. Le cas-type est la kaffārat al-yamīn (l'expiation du parjure) : nourrir dix pauvres ou les vêtir ou affranchir un esclave. Trois actes, une obligation. Mais alors : laquelle est obligatoire ? Al-Subkī rapporte quatre réponses, en défend une, et démontre que la catégorie même de wājib est plus riche qu'on ne le croit — préparant ainsi le terrain pour les masāʾil sur le wājib muwassaʿ (étendu dans le temps) et sur le farḍ al-kifāya (collectif).

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Vocabulaire essentiel

الوَاجِبُ المُخَيَّرُal-wājib al-mukhayyar
L'obligatoire optionnel : un wājib dont l'objet est un acte choisi parmi un ensemble fixé par le shar'.
لَا بِعَيْنِهِlā bi-ʿaynihi
« Sans détermination précise » : l'obligatoire est l'un des actes, mais aucun n'est désigné en particulier avant l'agir.
كَفَّارَةُ اليَمِينِkaffārat al-yamīn
L'expiation du parjure (Coran 5:89) : nourrir dix pauvres, les vêtir, ou affranchir un esclave. Cas-test du wājib mukhayyar.
أَعْلَاهَاaʿlāhā
« Le plus élevé d'entre eux » : si le mukallaf accomplit tous les actes, l'obligatoire est le plus méritoire ; les autres sont surérogatoires.
أَدْنَاهَاadnāhā
« Le plus bas d'entre eux » : s'il les délaisse tous, le châtiment se calque sur l'option la plus facile qu'il aurait pu accomplir.
اليَمِينal-yamīn
Le serment ; par extension, le parjure (rupture de serment) qui nécessite kaffāra.
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Le problème — la kaffāra du parjure

Coran 5:89 · le cas-test de l'obligation disjonctive
Le shar' offre trois voies pour expier le parjure : nourrir, vêtir, ou affranchir. Une seule suffit. Mais laquelle est obligatoire ?
Cas-testKaffāra

Le verset

فَكَفَّارَتُهُ إِطْعَامُ عَشَرَةِ مَسَاكِينَ مِنْ أَوْسَطِ مَا تُطْعِمُونَ أَهْلِيكُمْ أَوْ كِسْوَتُهُمْ أَوْ تَحْرِيرُ رَقَبَةٍ

« Sa kaffāra est : nourrir dix pauvres de la nourriture moyenne dont vous nourrissez vos familles, ou les vêtir, ou affranchir un esclave. » (Coran 5:89)

La structure logique

Le verset présente trois actes reliés par la particule aw (« ou »), suivie d'une clause de bascule : si le mukallaf ne peut accomplir aucun des trois, alors il jeûne trois jours. Tant qu'il a la capacité, un seul des trois suffit à le libérer de l'obligation.

  • Acte 1 : iṭʿām — nourrir dix pauvres.
  • Acte 2 : kiswa — les vêtir.
  • Acte 3 : taḥrīr raqaba — affranchir un esclave (le plus méritoire).

La question de fond

Tout le monde s'accorde sur la pratique : l'un des trois suffit. Mais qu'est-ce qui est exactement obligatoire ? La doctrine de l'obligation doit donner une réponse théorique. Les uṣūliyyūn proposeront quatre.

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Les quatre positions sur la nature du wājib

Wāḥid lā bi-ʿaynihi · al-kull · muʿayyan · mā yakhtāruhu al-mukallaf
Quatre théories rivales sur ce qu'est l'obligatoire dans une obligation disjonctive. Al-Subkī défend la première.
Divergence4 positions

Position 1 — wāḥid lā bi-ʿaynihi (al-Subkī, majoritaire)

L'obligatoire est l'un d'entre eux, sans détermination préalable. C'est la quantité commune (al-qadr al-mushtarak) entre les actes, qui se réalise au sein de n'importe lequel.

  • L'obligation porte sur « un-parmi-trois », non sur un acte particulier.
  • La détermination s'opère par l'acte du mukallaf : ce qu'il accomplit devient l'obligatoire concret.
  • Position des Ḥanafites, Mālikites, Shāfiʿites et Ḥanbalites — sunnisme majoritaire.

Position 2 — tous obligatoires, mais l'un libère

Tous les actes sont obligatoires en bloc, mais le shar' a permis au mukallaf de se libérer de tous par l'accomplissement d'un seul.

  • Position de certains Ḥanbalites : Ibn Ḥamdān, Ibn ʿAqīl, Abū al-Khaṭṭāb.
  • Difficulté logique : si tous sont obligatoires, comment se fait-il que les deux non-accomplis ne soient pas péché ? La position l'admet : la libération vaut pour tous.

Position 3 — muʿayyan ʿinda Allāh (déterminé chez Allah)

L'obligatoire est un acte précis connu d'Allah seul. Le mukallaf, lui, l'ignore. « Si l'Ordonnateur ne savait pas l'objet de Son ordre, ce serait absurde — donc il y a bien un acte précis. »

  • S'il accomplit cet acte (sans le savoir), parfait.
  • S'il accomplit un autre, le shar' a permis que cela suffise.
  • Réfutation d'al-Subkī : il suffit que l'objet soit distingué dans la connaissance d'Allah comme « l'un de ces trois », sans qu'il soit singulièrement déterminé.

Position 4 — mā yakhtāruhu al-mukallaf

L'obligatoire est l'acte que choisit le mukallaf au moment de l'agir. C'est sa volonté qui sélectionne l'objet de l'obligation.

  • Position d'Abū al-Ḥusayn al-Baṣrī (muʿtazilite).
  • Réfutation d'al-Subkī : la libération vient de ce que l'acte est l'un des trois, non de ce qu'il a été choisi ; sinon les mukallafīn ne seraient pas égaux devant l'obligation.
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S'il accomplit tous les actes — al-wājib aʿlāhā

Quand le mukallaf fait plus que nécessaire
Si le mukallaf nourrit ET vêt ET affranchit, l'obligatoire est le plus méritoire ; les deux autres comptent comme nāfila (surérogation).
Sous-questionAʿlāhā

L'hypothèse

Le mukallaf, par scrupule ou générosité, accomplit les trois actes de la kaffāra. Question : sur lequel des trois portent la récompense du wājib et l'obligation acquittée ? Les autres comptent-ils comme nāfila ?

Position rapportée — al-wājib aʿlāhā

L'obligatoire est le plus élevé des actes accomplis (le plus méritoire en récompense). Les actes inférieurs valent comme nāfila — récompensés à ce titre.

  • Application : si je nourris, vêts, et affranchis, l'obligatoire est l'affranchissement (taḥrīr al-raqaba) — l'acte le plus élevé.
  • Les deux autres (nourriture, vêtement) sont surérogatoires.
  • Justification : si le mukallaf s'était limité au plus élevé, il aurait été récompensé comme pour le wājib ; lui adjoindre les autres ne saurait diminuer sa récompense.

Positions divergentes

  • Avis 2 : l'obligatoire est le premier accompli (chronologiquement) — peu importe son rang.
  • Avis 3 : si les actes sont équivalents, l'obligatoire est l'un d'eux indéterminément ; s'ils sont inégaux, c'est le plus élevé.

Position majoritaire (Mālikiyya, Shāfiʿiyya, Ḥanābila)

Les écoles sunnites majoritaires retiennent al-wājib aʿlāhā. Les Shāfiʿites contiennent toutefois un courant — incluant al-Shīrāzī — qui défend wāḥid ghayr muʿayyan (l'un d'entre eux indéterminé) même dans ce cas.

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S'il les délaisse tous — yuʿāqab ʿalā adnāhā

Le châtiment se calque sur le minimum
S'il n'accomplit aucun des trois, il est puni pour le plus bas : la sanction se calque sur l'option la plus accessible qu'il aurait pu remplir.
Sous-questionAdnāhā

L'hypothèse

Le mukallaf, par négligence ou refus, ne fait rien : ni ne nourrit, ni ne vêt, ni n'affranchit. Question : sur quoi portera son châtiment ?

Position rapportée — yuʿāqab ʿalā adnāhā

Il est puni pour le plus bas des actes (le plus facile, le moins coûteux), car c'est au moins ce qu'il aurait dû accomplir.

  • Application : la kaffāra du parjure exige au minimum de nourrir dix pauvres (l'option la plus accessible). Le châtiment du délaissement total est calibré sur ce minimum.
  • Justification : le shar' lui a offert le choix d'un mode d'accomplissement — il avait toujours, au minimum, accès à l'option la plus facile. En délaissant tout, il manque au moins à cette option.

La symétrie aʿlāhā / adnāhā

Une logique en miroir gouverne les deux sous-questions :

  • S'il accomplit tout → la récompense du wājib porte sur aʿlāhā (le maximum) — il est généreux avec lui-même.
  • S'il délaisse tout → le châtiment porte sur adnāhā (le minimum) — Allah est généreux avec lui dans la sanction.

Position alternative

Certains soutiennent que le châtiment porte sur le dernier des actes (chronologiquement), parce qu'à ce moment le délaissement devient irréversible — c'est l'instant où l'obligation tombe sans avoir été honorée.

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Lien avec masʾala 33 — le jeûne du voyageur

Un cas de wājib mukhayyar déjà rencontré
Le débat sur le jeûne du voyageur (Ramadan ou qaḍāʾ) — déjà traité en masʾala 33 — est un exemple de wājib mukhayyar : l'un des deux mois est obligatoire.
LienMasʾala 33

Rappel de la masʾala 33

Al-Rāzī soutenait que le voyageur doit accomplir l'un des deux mois — le mois de Ramadan présent ou un autre mois en qaḍāʾ — sans détermination préalable ; quel qu'il choisisse, il s'acquitte de l'obligation, comme dans les options de la kaffāra.

  • Texte cité : « yajibu ʿalā al-musāfir aḥadu al-shahrayn… ka-mā fī khiṣāl al-kaffāra ».
  • Le rapprochement explicite avec les khiṣāl al-kaffāra (les options de la kaffāra) montre que les uṣūliyyūn classaient déjà ce cas dans la même famille.

La masʾala 38 généralise

Là où la masʾala 33 traitait un cas particulier (le jeûne), la masʾala 38 thématise la structure logique commune à tous ces cas : l'obligation disjonctive. Elle donne le nom (al-wājib al-mukhayyar) et fixe la doctrine.

Distinction importante du sharḥ

Le sharḥ précise que le wājib mukhayyar ne couvre que les choix fixés par le shar' lui-même à l'origine de la mashrūʿiyya. Les choix qui surviennent par accident n'en font pas partie :

  • Vrai wājib mukhayyar : kaffārat al-yamīn, jeûne du voyageur, kaffārat al-jimāʿ en Ramadan (affranchir / jeûner / nourrir).
  • Pas un wājib mukhayyar : le choix entre l'eau et la pierre pour l'istinjāʾ ; le choix entre les trois modes du Ḥajj (ifrād / qirān / tamattuʿ) — ces choix relèvent d'un autre type.
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Texte du matn — الواجب المخيّر

Source primaire + sharḥ Badr al-Ṭāliʿ
Une masʾala dense qui déploie toute la théorie de l'obligation disjonctive en quelques lignes.
MatnSubkī

Texte du matn

مَسْأَلَةٌ: الأَمْرُ بِوَاحِدٍ مِنْ أَشْيَاءَ يُوجِبُ وَاحِدًا لَا بِعَيْنِهِ، وَقِيلَ: الكُلُّ وَيَسْقُطُ بِوَاحِدٍ، وَقِيلَ: الوَاجِبُ مُعَيَّنٌ فَإِنْ فَعَلَ غَيْرَهُ سَقَطَ، وَقِيلَ: هُوَ مَا يَخْتَارُهُ المُكَلَّفُ. فَإِنْ فَعَلَ الكُلَّ: فَقِيلَ الوَاجِبُ أَعْلَاهَا، وَإِنْ تَرَكَهَا: فَقِيلَ يُعَاقَبُ عَلَى أَدْنَاهَا.

Détail du sharḥ — Badr al-Ṭāliʿ

Le sharḥ commente : « al-amru bi-mubham min ashyāʾ muʿayyana » — l'ordre portant sur un objet indéterminé tiré d'un ensemble fixé — « ka-mā fī kaffārat al-yamīn » — comme dans la kaffāra du parjure — « yūjibu wāḥidan lā bi-ʿaynihi » — obligateur d'un acte sans détermination — « wa-huwa al-qadr al-mushtarak baynahā fī ḍimni ayyi muʿayyan minhā » — et c'est la quantité commune entre eux, qui se réalise au sein de n'importe quel acte particulier d'entre eux.

Puis al-Subkī rapporte la position 2 : « wa-qīla : al-kullu wa-yasquṭu bi-wāḥid » — et on a dit : tous sont obligatoires et l'obligation tombe par l'accomplissement d'un. Le sharḥ précise : pour cette position, « taʿallaqa bi-kulli minhā bi-khuṣūṣihi ʿalā wajhi al-iktifāʾ bi-wāḥid » — l'obligation porte sur chacun en particulier, mais avec la possibilité de se contenter de l'un.

Position 3 : « wa-qīla : al-wājibu muʿayyan » — l'obligatoire est déterminé chez Allah — « idh yajibu an yaʿlama al-āmiru al-maʾmūra bihi » — car l'Ordonnateur doit connaître l'objet de Son ordre. Réfutation d'al-Subkī : il suffit que l'objet soit distingué dans la connaissance divine sans être singulièrement déterminé — la position 1 satisfait cette exigence.

Position 4 : « wa-qīla : huwa mā yakhtāruhu al-mukallaf » — c'est ce que choisit le mukallaf — « li-binā'ihim ʿalā al-khurūj ʿan ʿuhdat al-wājib bi-ayyi minhā faʿala ». Réfutation : la libération provient de ce que l'acte est l'un des trois, non de l'acte de choix lui-même.

Le sharḥ conclut sur les sous-questions : « fa-in faʿala al-mukallafu al-kulla… fa-qīla al-wājibu aʿlāhā » — et « wa-in tarakahā… fa-qīla yuʿāqabu ʿalā adnāhā ». Les deux symétries (récompense au plus haut, châtiment au plus bas) expriment une miséricorde codifiée.

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À retenir

5 principes essentiels
La carte mentale du wājib mukhayyar.
  • L'al-wājib al-mukhayyar est une obligation disjonctive : le shar' fixe un ensemble d'actes et le mukallaf en accomplit un
  • Position d'al-Subkī : l'obligatoire est wāḥid lā bi-ʿaynihi — un parmi plusieurs sans détermination, comme al-qadr al-mushtarak
  • Trois positions adverses : al-kull (tous obligatoires), muʿayyan ʿinda Allāh (un précis chez Allah), mā yakhtāruhu al-mukallaf (le choisi)
  • S'il accomplit tous → l'obligatoire est aʿlāhā (le plus élevé) ; s'il les délaisse tous → puni ʿalā adnāhā (pour le plus bas)
  • Cette masʾala étend la catégorie wājib : un acte unique précis, ou un acte parmi plusieurs, ou un acte étendu dans le temps (cf. masʾala 44)
?

Question de révision

Tester sa compréhension
Distinguer les quatre positions et localiser le désaccord avec la Muʿtazila.

Question

« Un homme rompt son serment. Au lieu de choisir parmi les trois options de la kaffāra, il accomplit les trois (nourrir, vêtir, affranchir). Selon la position majoritaire des sunnites (Mālikiyya, Shāfiʿiyya, Ḥanābila), quel de ces trois actes est l'obligatoire — et que sont les deux autres ? Et si, à l'inverse, il les délaissait tous, sur quel acte porterait le châtiment ? »

🧠 Grille mnémotechnique — les 4 positions

1
POSITION 1
wāḥid lā bi-ʿaynihi
un parmi plusieurs
Subkī · majoritaire
2
POSITION 2
al-kull
tous, un suffit
Certains Ḥanbalites
3
POSITION 3
muʿayyan ʿinda Allāh
déterminé chez Allah
Position rapportée
4
POSITION 4
mā yakhtāruhu
ce que choisit le mukallaf
Abū al-Ḥusayn al-Baṣrī